Article de Vitaline Roudil, réalisé suite à une représentation de La Folle Enchère de Thérèse Ulrich, par la compagnie La Subversive, et un entretien avec la metteuse en scène Aurore Evain.
La mise en scène de La Folle Enchère par Aurore Évain témoigne d’une recherche active de procédés proprement théâtraux et scéniques pour incarner les suggestions dramaturgiques que la pièce recèle. Cette quête se matérialise tout particulièrement dans le travail des corps qui catalysent autant d’indices d’oppression que d’élans émancipateurs. Le travestissement, tour à tour source de libération – de classe ou de genre – et de caricature du genre féminin, est symptomatique de l’ambiguïté fondamentale des corps, tiraillés entre affranchissement et soumission. En ce sens, l’étude des partis pris d’incarnation propres à cette mise en scène rend compte de la densité tonale de La Folle Enchère, prise entre burlesque et cynisme.
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Paru dans le volume Théâtre de femmes du xvie au xviiie siècle : archive, édition, dramaturgie (Actes du colloque de Lyon, 15-17 novembre 2023), dir. Isabelle Garnier, Edwige Keller-Rahbé, Emily Lombardero, Isabelle Moreau et Michèle Rosellini, numéro spécial de Pratiques et formes littéraires 16-18 , 22/2025.
