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Comédie d’intrigue déjantée, au ton burlesque, La Folle Enchère de Madame Ulrich met en scène les déboires d’une « Argante » pendante du vieil « Argante » des Fourberies de Scapin.

Une bourgeoise fortunée est séduite par un petit Comte qui s’avère être… l’amante de son fils. Mère ridicule, pathétique dans son refus de vieillir, elle est la dupe de cette jeune travestie et du duo impitoyable que forment son fils et son valet. L’originalité de cette pièce furieusement baroque tient à l’inversion des rôles de sexe, qui aboutit à la mise aux enchères du prétendu comte et à son faux enlèvement par une marquise n’ayant jamais existé…

Elle est la première comédie publiée par une femme représentée à la Comédie-Française. A l’occasion de sa première reprise depuis sa création en 1690, La Subversive rythme cette supercherie corrosive en mêlant Bach aux chants « pop rock » de la joyeuse équipe des dupeurs et dupés, faisant résonner les mélodies baroco-rock décadentes… d’Eddy de Pretto, Mylène Farmer, Arthur H, Brigitte Fontaine, Alain Bashung, Jacques Higelin.

Spectacle en coproduction avec La Ferme de Bel Ébat – Théâtre de Guyancourt et le Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon. Créé en résidence à La Ferme de Bel Ébat – Théâtre de Guyancourt en novembre 2019. Avec le soutien de l’Adami, de La Spedidam, des éditions Classiques Garnier et de la société Jive Planet.

Mise en scène d’Aurore Evain – Cie La Subversive

Avec Isabelle Gomez, Benjamin Haddad Zeitoun, Matila Malliarakis en alternance avec Nathan Gabily, Julie Ménard, Catherine Piffaretti.

Costumes de Tanya Artioli – Scénographie de Carmen Mariscal

PROCHAINES DATES :

Festival Jean de La Fontaine, 24 mai 2020 (Château-Thierry, Palais des Congrès)

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Préface d’Aurore Evain, édition Talents Hauts, collection « Les Plumées », février 2020, 7€90

Créée en 1662, cette farce met en scène un barbon avare qui refuse de marier sa fille, afin d’éviter des dépenses, et qui se met en quête d’une jeune épouse. Forcé de s’absenter, il confie la garde de sa fille Isabelle à Philipin, son valet. Dorine, la servante d’Isabelle dont est épris le valet, éloigne ce dernier pour permettre à la jeune fille de retrouver Cléandre, son jeune amant. Le maître de maison rentrant plus tôt que prévu, Cléandre n’a que le temps de se déguiser en fille pour échapper à sa colère. Dupé par le déguisement du jeune homme, le vieillard en tombe fou amoureux et, ce n’est qu’à la nuit tombée qu’il le démasquera. Appuyé par Isabelle, Dorine et Philipin, Cléandre réussira à convaincre le vieux barbon de le laisser épouser sa fille.

Françoise Pascal fut une peintre réputée, dramaturge remarquée qui participa à la remise en vogue de la « pièce comique », ce qui n’empêche pas son œuvre de parcourir toutes les formes dramatiques de l’époque : farce, tragi-comédie romanesque, tragédie chrétienne et pièce à machines. Tout comme Molière, elle fut influencée par la Commedia dell’arte et elle fut la première femme à voir ses pièces jouées par des troupes professionnelles.

Première édition poche jeunesse d’une pièce du théâtre classique écrite par une autrice.

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« Histoire d’autrice de l’époque latine à nos jours », d’Aurore Evain, suivie de la pièce Presqu’Illes par Sarah Pèpe

Editions iXe, avril 2019, 12€

Réédition actualisée de l’article d’Aurore Evain sur l’histoire du mot « autrice », accompagnée de la pièce inspirée par cette recherche et écrite par Sarah Pèpe.

En compagnie est l’association d’«autrice» et d’«actrice», mots qui ont partie liée depuis l’origine puisqu’ils dérivent tous deux du latin auctrix. Malgré cette étymologie commune, leurs destins furent bien différents, et c’est l’histoire du premier que retrace ici Aurore Evain, dans une étude parue en 2008 qui a largement contribué à réhabiliter ce terme proscrit par les hommes de lettres. Chercheuse, Aurore Evain est aussi comédienne et metteuse en scène, et son travail a inspiré à Sarah Pèpe la pièce de théâtre Presqu’illes, publiée à la suite dans ce recueil. Elle y retrace le procès du mot autrice en quelques joutes oratoires qui déplacent le poids du ridicule du côté des maîtres du discours, les bien-pensant-bien-disant, sourds à la violence des rapports de domination mis en acte par leur langue châtiée.


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